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J'aurais aimé tes tics, tes tocs, tes manies
Supporté tes reliques au dessus de ton lit
Supporté ta mére et ses états d'âmes
Séduit ton pére, joué à la dame
Fringuée en pouf pour tes soirées pourries
J'aurais souri à des cons en buvant toute la nuit
Je serais aller voir ces nazes de pros de riquaines
Et je me serais même mise à la flûte colombienne

J'aurais laissé tombé mon groupe, la musique
Sur un coup de tête partir en Afrique
Pour toi j'aurais vidé mes comptes banquaires
Et tapé du fric à ma mére
J'aurais renonçé à un enfant même aprés trois avortements
Je me serais fait refaire les seins même si j'en avais pas besoin...

*


Se noyer dans le travail ou dans les films. Jouer un rôle. Ne plus penser. Noyer tout ce vide, ce temps qu'on aurait tout donné pour arrêter il n'y a pas si longtemps.

 

 

J'essuierai mes larmes sur ma manche
Réchaufferai dans mes mains ta main blanche
Embrasserai encore l'espoir
Qui fait qu'on s'accroche à un soupir
Que pour un rien on s'échafaude un avenir

Mais ceux qu'on aime... ils partent

J'essuierai mes larmes sur ma manche
Ravalerai en moi l'avalanche
Je ne céderais rien au chagrin
Qui souffle quand il n'y a rien à l'horizon
Qui hurle quand la vie nous fait faux bon
Qu'on s'en remet... au hasard

Alors ça y est c'est déjà demain ?
C'est maintenant que l'on se souvient
Un peu trop fort, un peu trop... bien

J'essuierai mes larmes sur ma manche
Ravalerai chaque fois les avalanches
Je ne céderai rien !
Au chagrin

J'essuierai mes larmes sur ma manche.

Camélias sur mousse

le 03/07/2009 à 21h54


L'image “http://media.gerbeaud.net/2007/camelia-jardin-japonais.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


« L’éternité nous échappe.
Ces jours-là, où chavirent sur l’autel de notre nature profonde toutes les croyances romantiques, politiques, intellectuelles, métaphysiques et morales que des années d’instruction et d’éducation ont tenté d’imprimer en nous, la société, champs territorial traversé de grandes ondes hiérarchiques, s’enfonce dans le néant du Sens. Exit les riches et les pauvres, les penseurs, les chercheurs, les décideurs, les esclaves, les gentils et les méchants, les créatifs et les consciencieux, les syndicalistes et les individualistes, les progressistes et les conservateur ; ce ne sont plus qu’hominiens primitifs dont grimaces et sourires, démarches et parures, langage et codes, inscrits  sur la carte génétique du primate moyen, ne signifient que cela : tenir son rang ou mourir.
  Ces jours-là vous avez désespérément besoin d’Art. Vous aspirez ardemment à renouer avec votre illusion spirituelle, vous  souhaitez passionnément que quelque chose vous sauve des destins biologiques pour que toute poésie et toute grandeur de soient pas évincées de ce monde.
  Alors vous buvez une tasse de thé ou bien vous regardez un film d’Ozu, pour vous retirer de la ronde des joutes et batailles qui sont les us réservés de notre espèce et donner à ce théâtre pathétique la marque de l’Art et de ses œuvres majeures.

(…)

J’enclenche la cassette, je sirote du thé au jasmin. De temps en temps je reviens en arrière, grâce à ce rosaire laïque qu’on appelle télécommande.
  Et voici une scène extraordinaire.
Le père, joué par Chishu Ryu, acteur fétiche d’Ozu, fil d’Ariane de son œuvre, homme merveilleux, rayonnant de chaleur et d’humilité, le père, donc, qui va bientôt mourir, devise avec sa fille Setsuko de la promenade qu’ils viennent de faire dans Kyoto. Ils boivent du saké.
 
LE PERE
Et ce temple de la Mousse ! La lumière rehaussait encore la mousse.

SETSUKO
Et aussi ce camélia posé dessus.

LE PERE
Oh, tu l’avais remarqué ? Que c’était beau ! (Pause.)
Dans l’ancien Japon, il y a de belles choses. (Pause.)
Cette façon de décréter tout cela mauvais me semble outrancière.

Puis le film avance et, tout à la fin, il y a cette dernière scène, dans un parc, lorsque Setsuko, l’aînée, converse avec Mariko, sa fantasque cadette.

SETSUKO, le visage radieux.
Dis-moi, Mariko, pourquoi les monts de Kyoto sont-ils violets ?

MARIKO, espiègle.
C’est vrai. On dirait du flan d’azuki.

SETSUKO, souriante.
C’est une bien jolie couleur.


Dans le film, il est question d’amour déçu, de mariages arrangés, de filiation, de fratrie, de la mort du père, de l’ancien et du nouveau Japon et aussi de l’alcool et de la violence des hommes.
   Mais il est surtout question de quelque chose qui nous échappe, à nous les Occidentaux, et que seule la culture japonaise éclaire. Pourquoi ces deux scènes brèves et dans explication, que rien dans l’intrigue ne motive, suscitent-elles une si puissante émotion et tiennent-elles tout le film dans leur parenthèse ineffable ?
   Et voici la clé du film.

SETSUKO
La vraie nouveauté, c’est ce qui ne vieillit pas, malgré de temps.

  Le camélia su la mousse du temple, le violet des montagnes des monts de Kyoto, une tasse de porcelaine bleue, cette éclosion de la beauté pure au cœur des passions éphémères, n’est-ce pas ce à quoi nous aspirons tous ? Et ce que nous autres, Civilisations de l’Ouest, ne savons atteindre ?
   La contemplation de l’éternité dans le mouvement même de la vie. »


Muriel Barbery, « L’élégance du hérisson », Ed. Gallimard   


"La Vie devant soi"

le 18/01/2009 à 20h39

" Il se tourna vers moi et me regarda avec une peur bleue, à cause des émotions que ça allait lui causer.

- C'est lui ?

 
 Mais Madame Rosa avait toute sa tête et même davantage. Elle s'est ventilée, en regardant Monsieur Youssef Kadir comme si elle savourait d'avance.

    Elle s'est ventilée encore en silence et puis elle s'est tournée vers Moïse.

- Moïse, dis bonjour à ton papa.


- B'jour, p'pa, dit Moïse, car il savait bien qu'il n'était pas arabe et n'avait rien à se reprocher.

    Monsieur Youssef Kadir devint encore plus pâle que possible.

- Pardon ? Qu'est-ce que j'ai entendu ? Vous avez dit Moïse ?


- Oui, j'ai dit Moïse, et alors ?

   
Le mec se leva. Il se leve comme sous l'effet de quelque chose de très fort.


- Moïse est un nom juif, dit-il. J'en suis absolument certain, Madame. Moïse n'est pas un bon nom musulman. Bien sûr, il y en a, mais pas dans ma famille. Je vous ai confié un Mohammed, Madame, je ne vous ai pas confié un Moïse. Je ne peux pas avoir un fils juif, Madame, ma santé ne me le permet pas.

   
    Moïse et moi, on s'est regardés, on a réussi à ne pas nous marrer.

    Madame Rosa parut étonnée. Ensuite elle a paru plus étonnée encore. Elle s'est ventilée. Il y a eu un immense silence où il se passait toutes sortes de choses. Le mec était toujours debout mais il tremblait des pieds à la tête.

- Tss, tss, fit Madame Rosa avec sa langue, en hochant la tête. Vous êtes sûr ?


- Sûr de quoi, Madame ? Je ne suis sûr d'absolument rien, nous ne sommes pas mis au monde pour être sûr. J'ai le coeur fragile. Je dis seulement une petite chose que je sais, une toute petite chose, mais j'y tiens. Je vous ai confié il y a onze ans un fils musulman âgé de trois ans, prénommè Mohammed. Vous m'avez donné un reçu pour un fils musulman, Mohammed Kadir. Je suis musulman, mon fils était musulman. Sa mère était musulmane. Je dirais plus que ça: je vous ai donné un fils arabe en bonne et due forme et je veux que vous me rendiez un fils arabe. Je ne veux absolument pas un fils juif, Madame. Je n'en veut pas, un point, c'est tout. Ma santé ne me le permet pas. Il y avait un Mohammed Kadir, pas un Moïse Kadir, Madame, je ne veux pas redevenir fou. Je n'ai rien contre les juifs, Madame, Dieu leur pardonne. Mais je suis un Arabe, un bon musulman, et j'ai eu un fils dans le même état. Mohammed, Arabe, musulman. Je vous l'ai confié dans un bon état et je veux que vous me le rendiez dans le même. Je me permets de vous signaler que je ne peux supporter des émotions pareilles. J'ai été l'objet des persécutions toute ma vie, j'ai des documents médicaux qui le prouvent, qui reconnaissent à toutes fins utiles que je suis un persécuté.


- Mais alors, vous êtes sûr que vous n'êtes pas juif ? demanda Madame Rosa avec espoir.

    Monsieur Kadir a eu quelques spasmes nerveux sur la figure, comme s'il avait des vagues.
 
- Madame, je suis persécuté sans être juif. Vous n'avez pas le monopole. C'est fini, le monopole juif, Madame. Il y a d'autres gens que les juifs qui ont le droit d'être persécutés aussi. Je veux mon fils Mohammed Kadir dans l'état arabe dans lequel je vous l'ai confié contre reçu. Je ne veux pas de fils juif sous aucun prétexte, j'ai assez d'ennuis comme ça.


- Bon, ne vous émouvez pas, il y a peut-être une erreur, dit Madame Rosa, car elle voyait bien que le mec était secoué de l'intérieur et qu'il faisait même pitié, quand on pense à tout ce que les Arabes et les Juifs ont déjà souffert ensemble.


- Il y a surement eu une erreur, oh mon Dieu, dit Monsieur Youssef Kadir, et il dû s'asseoir parce que ses jambes l'exigaient.

- Momo, fais-moi voir les papiers, dit Madame Rosa.

(...)

J'ai donné toute la paperasserie à Madame Rosa et elle a mouillé son doigt et a commencé à chercher à travers ses lunettes.

- Voilà, j'ai trouvé, dit-elle avec triomphe, en mettant le doigt dessus. Le sept octobre 1956 et des poussières.


- Comment, des poussières ? fit plaintivement Monsieur Kadir Youssef.


- C'est pour arrondir. J'ai reçu ce jour-là deux garçons dont un dans un état musulman et un autre dans un état juif...

    Elle réfléchit et son visage s'illumina de compréhension.

- Ah bon, tout s'explique ! dit-elle avec plaisr. J'ai dû me tromper de bonne religion.


- Comment ? dit Monsieur Youssef Kadir, vivement intéressé. Comment ça ?


- J'ai dû élever Mohammed comme Moïse et Moïse comme Mohammed, dit Madame Rosa. Je les ai reçu le même jour et j'ai mélangé. Le petit Moïse, le bon, est maintenant dans une bonne famille musulmane à Marseille, où il est très bien vu. Et votre petit Mohammed ici présent, je l'ai élevé comme juif.
Barmitzwah et tout. Il a toujours mangé kasher, vous pouvez être tranquille.

- Comment, il a toujours mangé
kasher ? piailla Monsieur Kadir Youssef, qui n'avait même pas la force de se lever de sachaise tellement il était effondré sur toute la ligne. Mon fils Mohammed a toujours mangé kasher ? Il a eu sa barmitzwah ? Mon fils Mohammed a été rendu juif ?

- J'ai fait une erreur identique, dit Madame Rosa. L'identité, vous savez, ça peut se tromper également, ce n'est pas à l'épreuve. Un gosse de trois ans, ça n'a pas beaucoup d'identité, même quand il est circoncis. Je me suis trompé de circoncis, j'ai élevé votre petit Mohammed comme un bon petit Juif, vous pouvez être tranquille. Et quand on laisse son fils pendant onze ans sans le voir, il faut pas s'étonner qu'il devient juif...


- Mais j'étais dans l'impossibilité clinique ! gémit Monsieur Kadir Youssef.


- Bon, il était arabe, maintenant il est un peu juif, mais c'est toujours votre petit! dit Madame Rosa avec un bon sourire de famille.

  
 Le mec s'est levé. Il a eu la force de l'indignation et il s'est levé.

- Je veux mon fils arabe ! gueula-t-il. Je ne veux pas de fils juif ! "


Romain Gary (Emile Ajar), "La vie devant soi", Folio
 

Vodka

le 14/04/2008 à 12h06

*


" Un beau jour j'ai pensé à toi

J'ai décidé de t'écrire les mots que tu vois,

Et qui peut-être te f'ront sourire

Mais moi quand ça n'vas pas

Moi jai le stylo qui est ivre

Blottit entre mes doigts

Qu'ont la tremblotte et qui transpirent



Alors voilà, je pensais te dire

Quelques formalités d'usage

Mais à quoi bon mentir

Moi c'que j'veux c'est r'voir ton visage

Ton si joli sourire

Rien qu'd'y penser je suis en nage

Que c'est dur de décrire

Ca quand le temps est à l'orage



Y a ton odeur qui traîne dans l'air

Un érotisme d'avant-guerre

Tes bas de soie tes hautes formes

A l'heure où tous les enfants dorment

J'ai trop poussé sur la vodka

Et moi je la pisse comme je la bois

C'est pas fini c'est assoiffant

Je voudrais remonter...le temps



Et ce matin-là, je me réveille

J'ai la tête dans l'pantalon

J'aperçois cette bouteille

Complètement vide de ma raison


J'ai bu pour toi ma belle


Pour accéder à l'illusion

J'ai trop goûté ton miel

Je suis une a...Je suis une abeille en prison. "


 


 

Ma faute à toi...

le 14/04/2008 à 12h02

*


" J'ai besoin d'aimer, mais c'est pas ta faute


C'est ma faute à toi


Toi qui est trop belle


Toi qui est trop belle pour moi, et les belles elles sont cruelles


Pour ceux qui les veulent, pour ceux qui les ont pas...."

Tu t'laisses aller...

le 14/04/2008 à 11h46

...Reste un pays de sentiments...

le 30/11/2007 à 23h07

*


J'ai enfin ma photo, by moi, pour cette chanson. Ca méritait d'être affiché ici, avec tout le temps que j'y ai passé à répéter que Tant qu'il y aura des bancs...


*

Blop

le 14/09/2007 à 21h14

*


Quelques fautes d'orthographes, une légère dyslexie


Et en guise de paraphe "Ta petite blonde sexy"


*

"Et sinon euh t'as quoi dans ton verre ? 8D"